Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
Accueil Qui sommes-nous ? Nouvelles Emissions CIPP InovarCA Partenaires Contact
Imprimer Retour

  Nouvelle

29/10/2021 - Centrafrique

Archidiocèse de Bangui : apports de la communauté musulmane au Synode


Dans l’archidiocèse de Bangui, l’équipe de coordination de la pastorale diocésaine a lancé le Synode marquant l’ouverture de la nouvelle année pastorale 2021-2022, le 25 octobre 2021. Les assises se sont déroulées en la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bangui autour du thème : « Pour une Eglise synodale : Communion, Participation et Mission ». L’imam Mahamadou Moussa Ahmadou, a été invité à présenter les apports de la communauté musulmane, une des composantes de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) au synode. Ci-dessous le résumé de sa communication.

1er point : marcher ensemble dans le milieu musulman

Entre les frères musulmans, les soutiens, les niveaux d’engagement et leurs degrés sont multiformes et différents. C’est le cas des Conseils sincères et du rappel à la piété et à la crainte de Dieu aux frères que nous retrouvons dans le chapitre 2, versets 102 et le chapitre 4, versets 135 du coran afin d’éviter l’injustice pour notre salut au jugement dernier. La mission de la prédication de la bonne nouvelle n’incombe pas seulement aux imams et les responsables des Mosquées. Dieu nous demande d’obéir aux prophètes et aux autorités de la société.

Verticalité : des autorités à ceux qu’elles gouvernent.

Horizontale : solidarité dans l’élan à faire le bien.

Le quatrième des cinq piliers de l’Islam est l’aumône ayant pour objectif d’aider les pauvres, les voyageurs, l’œuvre d’évangélisation (mosquées, écoles etc,). L’entraide (107) est une obligation pour tout musulman. Aider tout le monde, qu’il soit croyant ou non-croyant. Les œuvres de bienfaisances et les relations de bon voisinage sont fortement conseillées. 

Marie dans le coran est considérée comme la paix de Dieu dans le monde. L’Islam est une religion de paix. le Prophète Mahomet a envoyé deux émissaires vers les juifs et les chrétiens pour recevoir des aides. C’est le premier acte marquant la coopération missionnaire entre les musulmans et les personnes d’autres confessions religieuses.

2e point : exercice de l’autorité et la formation des musulmans

L’autorité religieuse musulmane s’exerce de manière pyramidale par ce que le prophète la recevait de Dieu par révélation. Avec l’évolution de l’Islam dans l’histoire, on est parvenu à deux courants : les Sunnites (radicaux) et Schiites (progressistes). A un moment donné, l’imam est autorité religieuse et politique. Finalement, on en est venu à distinguer les autorités : l’imam est autorité religieuse distincte des autorités publiques.

Le Conseil Supérieur Islamique en Centrafrique (CSISCA) est un organe qui sert d’instance de dialogue avec les non-musulmans. Les musulmans sont passés de l’école coranique à l’école islamique qui ouvre désormais l’intelligence des adeptes aux diverses sagesses de l’Islam et d’autres sciences de la vie et de la terre.

La crise centrafricaine a permis aux musulmans de sauver leurs frères et sœurs non-musulmans (et vice-versa). Il y a la cohabitation dans les écoles, les hôpitaux, les centres culturels et les lieux de commerces, etc. 

Imam Mahamadou Moussa Ahmadou

Publié par le PCRC