Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
Accueil Qui sommes-nous ? Nouvelles Emissions CIPP InovarCA Partenaires Contact
Imprimer Retour

  Nouvelle

20/08/2021 - Boali

Boali : les leaders communautaires et religieux promeuvent la culture de la paix et de tolérance


A Boali, chef-lieu de la préfecture de l’Ombella-Mpoko, à 95 km de Bangui, le non-respect des couloirs de transhumance est la principale source de conflits entre les éleveurs et les agriculteurs. L’occupation et la vente illégale des habitations d’autrui  par certaines personnes, le non-respect des institutions et des autorités locales constituent des problèmes qui fragilisent la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les communautés. Pour y faire face, les leaders communautaires et religieux de la ville se sont engagés à promouvoir la culture de la paix et de la tolérance.

A l’issue d’une rencontre organisée le 20 août dernier à la mairie de Boali, les leaders religieux et communautaires de la ville se sont engagés à promouvoir la culture de paix et de tolérance. Une rencontre initiée par la Cellule de communication de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC-CellCom), à travers ses activités de marketing et de mobilisation sociale axées sur les messages de paix et de cohésion.

La rencontre a regroupé plus d’une vingtaine de participants, issus des organisations des femmes (OFCA), de l’Association préfectorale des jeunes (bureau central et démembrements), des communautés musulmanes et chrétiennes, de la radio locale. Elle consistait à inciter les participants à identifier les problèmes et les difficultés qui fragilisent la paix dans la localité. Afin de mener des actions de sensibilisation pour ramener les populations au bon sentiment.

Arnauld Goro a expliqué l’objectif de la mission : « L’approche de la CellCom, par rapport à cette mobilisation sociale, consiste à descendre sur le terrain, rencontrer les gens, échanger avec eux afin de connaître les défis propres qui se présentent. Pour permettre au point focal, une fois mis en place, de travailler avec la radio locale à travers la réalisation des émissions qui puissent cadrer avec les problèmes qui concernent et intéressent ladite population. Et permettre aux auditeurs de la localité de les suivre, et que ces émissions puissent avoir un impact positif  pour un changement de mentalités et de comportements ». Et d’ajouter : « Chaque localité a ses problèmes et ses difficultés. C’est pourquoi leur identification nécessite une descente sur le terrain par la mission de mobilisation pour les connaître à travers la population de ladite localité. Et permettre à la radio locale, à travers le correspondant de la CellCom et les points focaux, d’organiser des émissions qui puissent intéresser la population pour un changement de comportement. Que les émissions produites intéressent la population de Boali et aient un impact positif. Car si CellCom paie les émissions, il faudrait qu’elle soit rassurée que celles-ci sont suivies et écoutées par les auditeurs. »

Un marketing social en groupe

Les participants se sont répartis en deux groupes de travail pour l’identification des problèmes susceptibles de faire objets des thèmes des émissions à diffuser sur les ondes de la Radio « Water for Good ». Après les travaux de groupes, chacun devrait présenter le résultat de son travail.

Guy Vincent Masseroang, rapporteur du groupe N°1 a dévoilé en trois points les résultats de leur travail à savoir : les conflits entre agriculteurs et éleveurs, l’occupation et la vente illégale des maisons et terrains d’autrui « des personnes déplacées internes » par certaines personnes et le non-respect des institutions et autorités locales.

Le groupe N°2, à travers  son rapporteur, Simon Yambaïtou, a présenté les points retenus par le groupe à savoir : les conflits entre agriculteurs et éleveurs ; l’absence de sensibilisation sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble ; l’occupation illégale des maisons appartenant à autrui ; la discrimination des ONG contre certaines communautés par rapport à leurs activités sur terrain, notamment à Boali ; le problème des réparations aux victimes ; la santé par rapport au manque des médicaments, même ceux de première nécessité, pour les soins d’urgence à l’Hôpital de Boali.

Des engagements

Guy Guy Fall Mayos, président du conseil local de la jeunesse de Boali, a exprimé sa détermination à sensibiliser sur le respect des couloirs de transhumance. « Nous venons d’identifier les principales sources de conflits entre les éleveurs et les cultivateurs. Nous devons les sensibiliser à trouver d’autres moyens de résoudre leurs différends, au lieu de s’entretuer », a-t-il déclaré. Simon Yambaïtou, correspondant local de la PCRC-CellCom à Boali, s’est aussi engagé à mettre au cœur de ses productions les préoccupations des administrés de sa localité.

© PCRC-CellCom – Petrus Namkoina

Publié par le PCRC