Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
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  Nouvelle

28/01/2022 - Bangui

Centrafrique: L'oeucuménisme et le dialogue interreligieux pour une culture de paix entre citoyens


La cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bangui a abrité, le 27 janvier 2022 dans l’après-midi, la troisième conférence spirituelle mensuelle sur le thème “La nécessité de l’oeucuménisme et du dialogue interreligieux pour une culture de paix entre citoyens. En lien avec la semaine de l’unité des chrétiens”. L’objectif était de renforcer les liens entre frères et soeurs d’une nation, au-delà de leurs croyances. Deux conférenciers: Père Léon Cyrille Keresse et révérend pasteur Juste Nado. L’abbé Eric Mocket-Katimao assurait la modération.

La prière d'ouverture et le mot de bienvenue ont été dits par monseigneur le vicaire général de l'archidiocèse, curé de la paroisse. Léon Cyrille Keresse, Dominicain, enseigne la théologie au Grand Séminaire Saint-Marc de Bimbo, dirige la station confessionnelle Radio Maria, et joue un role prépondérant au sein de la Commission diocésaine de l'oeucuménisme. Il a effectué une partie de sa formation à Fribourg (Suisse romande). Quant au pasteur Juste Nado, marié et père de deux enfants, il a obtenu son doctorat à l'Université catholique d'Afrique centrale (Yaoundé). Il est responsable de l'Eglise protestante Christ-Roi, sise dans le premier arrondissement de la ville de Bangui.

Pour le père Léon Cyrille Keresse, il s'agit de nourrir notre foi et notre engagement. Les hommes sont fatigués des querelles et des différences dont personne n'est sorti vainqueur. D'où la nécessité de vivre l'unité dans la diversité. Le dialogue interreligieux rassemble catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs et adeptes des croyances traditionnelles. Si la Maison est l'oeuvre de Dieu, les chambres appartiennent aux hommes, croyants et non-croyants.

S'appuyant sur la sainte bible (Adam et Eve; Jésus et la Samaritaine), le père dominicain poursuit: “Dialoguons pour bâtir la paix! Dieu est source de l'oeucuménisme et du dialogue interreligieux. Par nature, il est dialogue. Il veut le bonheur de l'homme. L'ouverture, la communication, la compréhension mutuelle, la cohésion sociale et le vivre-ensemble procurent le bonheur. La femme joue un rôle prépondérant dans le dialogue interreligieux. Il est question de faire tomber toutes les barrières, politiques, ethniques, sociales, religieuses, entre Centrafricains. Les différences ne sont pas une barrière, mais plutôt une richesse. L'oeucuménisme et le dialogue interreligieux sont facteurs de paix.”

L'apôtre Saint Paul: “Marchons cnsemble, mes frères”!

Pour sa part, le pasteur Juste Nado s'est apesanti sur la nécessité (et les acquis) du dialogue interreligieux. C'est le ciment, le pilier de la cohésion sociale et de la paix. Il s'agit de dépasser les antagonismes et les conflits; connaître l'autre pour faire tomber les barrières, les stéréotypes, la peur. Il implique convivialité, solidarité, souci de l'autre. Les religions se veulent comme de vrais réservoirs de paix. Pour dialoguer avec autrui, il faut de l'humilité pour accepter la foi de l'autre.

“Dans leur vie quotidienne, les populations dialoguent. Par des ateliers, des colloques, des séminaires, les gens se rencontrent. Ceux qui parlent sont des spécialistes; ils s'expriment en connaissance de cause. Dialoguer, c'est regarder dans la même direction. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous oppose. Accepter l'autre comme partenaire ou collaborateur réduit la distance qui nous sépare. Dans le contexte centrafricain, il s'agit de rétablir, petit à petit, la paix et l'unité. “Marchons ensemble, mes frères”, a ainsi conclu l'orateur, par la belle exhortation de Saint Paul, apôtre!

Cette conférence/débat aura connu un franc succès. Cent personnes environ y ont participé. Selon le père Léon Cyrille Keresse, qui se confiait à CellCom à la sortie, une quatrième session est possible, tant la demande est forte. Dans l'assistance, l'on remarquait Lucie Agbo, vice-présidente du Conseil économique et social (CES), l'une des institutions de la République centrafricaine. Notons enfin que depuis des lustres, la semaine de prière pour l'unité des chrétiens est commémorée dans tous les pays du monde, en janvier.

Publié par le PCRC