Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle

22/10/2021 - Centrafrique

Journée internationale pour la résolution des conflits : les leaders religieux recommandent le dialogue en Centrafrique


A l’occasion de la « Journée internationale pour la résolution des conflits » célébrée ce jeudi, les leaders de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) ont réitéré leur appelle au dialogue pour le retour de la paix en Centrafrique.

Dans une déclaration à la presse ce jeudi 21 octobre, l’Imam Abdoulaye Ouasselegué a réitéré l’appel des confessions religieuses de Centrafrique pour le dialogue.

Membre du conseil des sages de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC), l’Imam Ouasselegué met un accent sur l’option dialogue dans un contexte où les autorités centrafricaines préparent la tenue d’un « dialogue républicain » dans l’espoir d’ouvrir la voie au retour d’une paix durable et de la réconciliation nationale. Les religieux ont toujours appelé les autorités à privilégier le dialogue avec toutes les parties pour un retour rapide de la paix en vue d’abréger la souffrance de la population.

Pour les autorités, ce dialogue ne concerne que les forces vives de la nation, les politiques, et non les groupes armés, en particulier ceux qui ont repris la voie de la violence.

La République centrafricaine fait l’objet de crises politico-militaires dont la plus grave, déclenchée en décembre 2013, est toujours en voie de résolution.

« La formule qui s’adapte pour le moment c’est que si vous êtes mécontent de moi, il faut que  vous veniez me dire le pourquoi de votre mécontentement, vos attentes et vos préoccupations. Mais si vous vous tenez à l’écart et que je n’accepte pas de vous écouter, vous n’allez pas vous exprimez et que vous allez vous exprimez toujours  à travers la violence et cette violence va être subie par nous tous», a déclaré l’Imam Abdoulaye Ouasselegué

Poursuivant, il a indiqué que « la violence est comme un bateau » : tous ceux qui commettent la violence font partie intégrante de ce bateau qui est la violence. C’est pour cela qu’il demande au gouvernement de commencer par le dialogue.

Pour le chef religieux, il y a plusieurs formules qui conviennent, notamment celle de la rencontre directe et celle de la rencontre par personne interposée afin de trouver la formule la mieux adaptée à la situation du pays.

Lorsque des oppositions de vue se font sentir au niveau des régions ou du pays, toutes les énergies doivent être employées à la résolution à l’amiable du conflit, à la négociation, sans arriver à la confrontation physique ou militaire, soutient-il.

Proclamée par l’Association pour la Résolution des Conflits le 11 décembre 2014, la « Journée internationale pour la résolution des conflits » est consacrée et célébrée chaque troisième jeudi du mois d’octobre. Parce que tout conflit mérite d’abord une solution, cette Journée a pour but de promouvoir la recherche de solution pacifique face à un différend. Qu’il soit d’ordre familial, de voisinage, commercial ou social, à tout conflit une médiation s’impose.

© PCRC-CellCom – Askin Bamako

Publié par le PCRC