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  Nouvelle

17/03/2021 - Centrafrique

La mission d'observation électorale de l'Union Africaine recommande au gouvernement d'amplifier le dialogue inclusif


« Poursuivre et amplifier le dialogue inclusif, consensuel et dynamique pour un règlement pacifique-durable des différends » : c’est la première des recommandations au gouvernement de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA) ayant séjourné dans le pays du 7 au 17 mars. Conduite par Modibo Sidibe, ancien Premier ministre malien, elle a reçu la presse le 16 mars à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui. En présence du vice-président de la cour constitutionnelle et de la vice-présidente de l’Autorité nationale des élections (ANE).

La Mission comptait vingt observateurs de court-terme issus de 14 pays africains dans leur diversité, du Burkina-Faso à la Sierra Leone, en passant par l’Ethiopie. Contrairement au premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, elle est la seule Mission internationale à observer les scrutins du 14 mars dernier. Elle a couvert quatre-vingt-dix bureaux de vote dans les circonscriptions de Bangui, Boali, Damara et Mbaïki pour le premier tour des partielles et le second tour des législatives.

Le chef de la MOEUA, Modibo Sidibe s’exprime sur le contexte politique des élections. « La conjoncture sécuritaire, du fait des attaques et des menaces des groupes armés qui occupaient une bonne partie du territoire national, a eu un impact réel sur l’organisation matériel des scrutins, notamment dans 68 circonscriptions législatives. Ce qui a justifié l’organisation, le 14 mars 2021, du 1er tour des législatives partielles pour permettre l’élection de 68 députés pour la prochaine législature débutant en mai 2021. Un second tour des législatives a été organisé également à cette même date dans 50 circonscriptions dont 6 à Bangui. Sur les 8 arrondissements de la capitale, tous étaient concernés, à l’exception du 1er et du 7e dont les candidats étaient déjà élus à l’issue du premier tour des législatives », constate-t-il.

La MOEUA reconnaît que, globalement, ces scrutins se sont tenus dans un certain climat de défiances politiques entre les acteurs, sur fond de confrontations armées entre forces régulières et groupes rebelles. Elle formule cinq recommandations au gouvernement, dont deux prioritaires. « Poursuivre et amplifier le dialogue inclusif, consensuel et dynamique pour un règlement pacifique-durable des différends. Maintenir et accroître résolument les efforts étatiques de stabilisation et de sécurisation menés sur l’ensemble du territoire », insiste-t-elle.

Notons que la MOEUA a pu se déployer en dehors de Bangui grâce à la sécurisation des localités de province par les Forces de sécurité intérieure (FSI), la mission onusienne MINUSCA et les troupes alliées (Russie & Rwanda). Le 27 décembre dernier, la sécurité avaient été perturbée, dans la majeure partie du pays, par les attaques rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Le 18 mars 2021, le président réélu Faustin-Archange Touadera, dans une courte adresse à la nation, annonçait la tenue d’un dialogue national « dans les tout prochains jours ». Il sera investi le 30 mars prochain au palais de l’Assemblée nationale.

© PCRC-CellCom – Nicolas Ndagiye

Publié par le PCRC